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Convention ADIRA 2017

05 Décembre 2017
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Bonjour à tous et merci pour votre nombreuse présence aujourd’hui (350 participants adhérents) qui confirme la capacité inaltérable de l’ADIRA à être un acteur privilégié et reconnu des systèmes d’information et du numérique au sein de la seconde région économique Française qu’est Auvergne-Rhône-Alpes.

Merci à Mary-José SILVAIN qui pilote plus que remarquablement l’ADIRA depuis sa création et à Thomas CHEJFEC, membre du CA de l’ADIRA, qui a préparé et qui va animer les débats et interventions de cette convention 2017. Merci aux équipes permanentes de l’ADIRA et tout particulièrement à Lonni BOUCHEK, pour l’organisation logistique de cette convention.

Je voudrais également chaleureusement remercier les membres du CA de l’ADIRA ici présents, avec qui c’est un grand plaisir de travailler, pour leur active contribution, malgré des agendas professionnels très remplis, au développement de l’ADIRA ainsi que les anciens administrateurs qui ont bâti cette communauté ADIRA au fil des ans.

L’ADIRA c’est plus de 45 ans d’existence et de croissance ; c’est 500 entreprises membres qui représentent 15.000 emplois IT numériques dans la région ; c’est 20 groupes de travail et une quinzaine d’évènements annuels. Je rappelle que l’ADIRA s’auto finance à 100% grâce aux fidèles adhérents de plus en plus nombreux que vous êtes et grâce aux partenaires de nos évènements.

Merci à vous.

À l’heure des bouleversements numériques, il est important de ne pas oublier le poids, l’expérience et les acquis du passé. La réalité digitale s’appuie sur des fondations solides ; un rêve digital déconnecté de la réalité n’aurait pas de sens.

Nous avons décidé, pari peu osé et peu novateur en fait, mais nécessaire, de consacrer cette convention ADIRA 2017 à la Transformation Digitale et de donner la parole à la fois à des dirigeants de grands offreurs mais aussi à de brillants experts conférenciers nous donnant un éclairage plus prospectif et à un étudiant futur ingénieur :

  • Karen LUZIGNANT, Directrice des activités Grand Est chez SPIE ICS
  • Gilles BABINET, Digital Champion auprès de la Commission Européenne
  • Louis CHEMISKI, Étudiant EPSI en alternance
  • Isaac GETZ, Professeur à l’ESCP Europe
  • Philippe OMER DECUGIS, Area Sales manager chez Salesforce
  • Nicolas SEKKAKI, CEO de IBM France

Nous sommes tous confrontés à ce bouleversement digital que ce soit à titre personnel ou professionnel et ce quels que soient nos secteurs d’activité ou notre localisation.

À titre personnel on peut l’autoréguler, choisir son propre niveau d’attraction, à titre professionnel nous devons nous adapter. Une nouvelle concurrence venant de compétiteurs non traditionnels surgit globalement mettant à risque certains anciens Business Model dans des temps très très courts.

Des plateformes d’intermédiation immédiatement globales positionnées entre les assets owners et les clients finaux créent des disruptions très fortes (à date probablement plus dans le secteur du BtoC que dans celui du BtoB). Le business model de ces plateformes n’est pas encore très rentable mais la captation des clients et des Data est un enjeu stratégique majeur poussant à une capitalisation très optimiste et à des investissements massifs.

Les entreprises traditionnelles habituées à investir dans des assets tangibles se voient confrontées à investir dans de telles plateformes de e.commerce pouvant concurrencer leur positionnement historique voire doublonner leurs structures commerciales. Les choix sont cornéliens. Si ces entreprises n’opèrent pas ces choix, d’autres le feront à leur place et leur prendront des parts de marché.

(…)

La Data devient un asset de plus en plus tangible, stratégique  et valorisant mais à fortement protéger (GDPR, régulation, émergence des BlockChains).

Quelle place demain pour les assets owners historiques ? Il faudra toujours des usines, des produits, des entrepôts et des moyens de livraison, la dématérialisation aura elle aussi ses limites.

Ces nouveaux modèles de business et les nouveaux outils collaboratifs cassent les structures hiérarchiques historiques, tout devient transversal, global et surtout agile. Il nous faut aussi prendre en compte l’arrivée massive de nouvelles générations qui ont été « biberonnées » aux réseaux sociaux et au e-commerce et dont les motivations sont différentes prenant par exemple de plus en compte les aspects environnementaux.

Cette révolution digitale, peut-être à l’inverse de la révolution industrielle du siècle passé qui avait créé des emplois, pourrait avoir des impacts majeurs sur l’emploi (robotisation industrielle et administrative, Intelligence artificielle et Data prédictibilité peuvent remplacer des tâches à faible valeur ajoutée) et également élever le niveau minimum de compétences requis pour trouver un emploi. Les impacts sociaux et sociétaux peuvent être majeurs et structurants, raison pour laquelle nos gouvernants doivent être très au fait du contenu de cette transformation digitale pour entre autre investir massivement dans l’éducation.

Cette transformation Digitale génère de nouveaux métiers créant de nouveaux emplois, nombre de start-ups voient le jour créant toujours de nouveaux services pour les clients et les progrès, technologiques et biologiques, permettent un allongement de la durée de vie dans de meilleures conditions.

Face à tous ces changements et interrogations il nous faut rester humble mais résolument curieux et actif, c’est le positionnement de l’ADIRA.

(…)

L’ADIRA lancera tout début 2018 une forte campagne de communication du contenu de ses groupes de travail via les réseaux sociaux, elle crée un shadow CA composé de jeunes de moins de 30 ans pour challenger nos décisions, nous renforçons notre déploiement sur Grenoble et Clermont-Ferrand en donnant plus d’autonomie à ces antennes, nous multiplions les contacts et les plans d’actions avec les acteurs Digitaux de la Région (French tech, Fabric 574 SNCF, Conseil Régional, Conseil économique et social...), nous créons un challenge ADIRA de l’innovation pour sponsoriser le meilleure initiative et nous avons enfin élaboré une charte éthique. Le tout pour que l’ADIRA réussisse aussi sa mutation digitale.

(…)

Je vous souhaite beaucoup de réussites dans vos voyages digitaux et je suis convaincu que l’ADIRA pourra y apporter une contribution.

Bonne soirée.

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